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lundi, mars 17 2008

L'UE laisse la voie libre à Google pour racheter DoubleClick

Les services européens de la concurrence ont autorisé mardi sans condition le géant de l'internet Google à racheter la régie publicitaire en ligne américaine DoubleClick, passant outre les inquiétudes concernant l'utilisation des données privées des internautes.


Ce feu vert laisse à Google la voie libre pour boucler l'opération, annoncée en avril pour 3,1 milliards de dollars et destinée à renforcer sa position dans la publicité en ligne, où il revendique déjà environ un tiers du marché mondial.

Il devrait en revanche attiser les inquiétudes manifestées par les associations de consommateurs des deux côtés de l'Atlantique, qui craignent une exploitation des données privées des internautes.

DoubleClick est spécialisé dans la fourniture de publicités "sur mesure" aux internautes. Pour mieux les cibler, il utilise les informations collectées sur eux grâce à des "cookies" (logiciels-espions) permettant de surveiller les sites visités et d'en tirer des renseignements sur leurs goûts.

La décision de la Commission "est assez décevante du point de vue de la protection des consommateurs", a estimé Emilie Barrau, du Bureau européen des consommateurs (Beuc). "On regrette qu'elle n'ait pas plus tenu compte de la question cruciale de la protection des données personelles et de la vie privée".

Des eurodéputés avaient appelé Bruxelles à profiter du rachat de DoubleClick pour se saisir de la question de la protection des données privées des internautes.

Mais les services européens de la concurrence s'étaient dits dès le départ incompétents sur la question des données privées, comme leurs homologues américains, qui ont déjà donné leur feu vert à l'opération, là encore sans condition.

Sur le plan strictement économique, la Commission a estimé que "l'opération n'aurait probablement aucun effet préjudiciable sur les consommateurs, que ce soit sur le marché de la diffusion d'annonces ou sur celui de l'intermédiation dans la publicité en ligne", selon le communiqué publié mardi.

"L'élimination de DoubleClick en tant que concurrent potentiel n'aurait aucune incidence négative sur la concurrence sur le marché de l'intermédiation en matière de services de publicité en ligne", a-t-elle souligné.

Par ailleurs, les annonceurs pourront toujours se tourner vers d'autres outils de diffusion d'annonces, tels que Microsoft, Yahoo! et AOL, selon Bruxelles, qui juge peu probable que la nouvelle entité empêche ces concurrents d'accéder au marché de la diffusion d'annonces.

Maigre consolation pour les défenseurs de la vie privée, la Commission rappelle dans son communiqué que son feu vert de mardi "n'a aucune incidence sur les obligations (...) découlant de la législation communautaire concernant la protection des personnes et la protection de la vie privée".

Lundi soir déjà, lors d'un débat au Parlement européen à Strasbourg, le commissaire européen à la Justice Franco Frattini avait prévenu qu'un feu vert au rachat de Doubleclick n'affranchirait pas Google du respect des données privées.

"Nous n'avons pas encore un système de protection des données satisfaisant. Si vous prenez les nouvelles technologies, et internet en particulier, cette absence de protection est flagrante", avait-il reconnu.

"Nous voulons protéger les données personnelles, nous le faisons quand il y a une enquête antiterroriste. Ce souci de la protection des données devrait être encore plus grand quand nos données risquent de se trouver non pas sous les yeux d'un magistrat, mais d'un groupe industriel privé", a-t-il estimé.

Et d'annoncer pour "avant l'été" la publication par un comité d'experts européens, le "comité article 29", d'un avis sur la protection des données utilisées par les moteurs de recherche.

jeudi, octobre 25 2007

Historique des rachats de la société Google inc.

Google est très en appétit ces derniers temps... près de 5 milliards de dollars investit en rachat de société comme Youtube Doubleclick etc. depuis fin 2006

La compagnie se spécialise dans la détection de petites sociétés jugées prometteuses et susceptibles d'être valorisées par une synergie avec ses activités.

  • Deja News : Archive d'USENET créée en 1995. Achetée en février 2001 et rebaptisée Google Groups.
  • Outride : spin-off du Xerox Palo Alto Research Center (PARC). Achat de propriété industrielle en septembre 2001 et incorporation dans le moteur de recherche Google.
  • Applied Semantics : Achat de cette société de publicité contextuelle en avril 2003 et usage dans le service Adwords.
  • Kaltix (3 employés) : compagnie de recherche acquise en septembre 2003.
  • Blogger (Pyra Labs) : Achat en mai 2004, reconception complète par les spécialistes de Google, devenue aujourd'hui (2005) l'un des principaux hébergeurs de blogs.
  • Picasa : Créateurs d'un programme de gestion de photos à 30$ lancé en octobre 2001. Intégré à Blogger en juillet 2004. Picasa devint alors un produit gratuit incorporant le fameux bouton Google "J'ai de la chance!". Ce logiciel reste régulièrement primé par différents magazines de micro-informatique aux USA.
  • Keyhole : Compagnie de cartographie fondée en 2001. Achetée en octobre 2004 dans le cadre du projet Google Maps. Réduction immédiate de son prix de 69,95 $ à 29,95 $, et intégration de ses photos satellite dans Google Maps.
  • Zipdash : Compagnie de gestion de trafic acquise en 2004 et incorporée discrètement dans Google Maps. Le nom de Zipdash n'est apparu que dans le rapport annuel 2004 de Google.
  • Where2 : Compagnie de cartographie australienne mentionnée également dans le rapport 2004, mais sans précisions. Probablement liée au développement de Google Maps.
  • Urchin : Compagnie d'analyse statistique du Web, acquise en mars 2005.
  • Dodgeball (2 employés) : Compagnie d'analyse de cliques (voir Théorie des graphes) en matière de téléphonie mobile. La compagnie est venue spontanément chercher Google pour soutenir son développement financier. Liée aujourd'hui au projet Google Mobile.
  • dMarc Broadcasting : Firme spécialisée dans la diffusion de messages publicitaires à la radio. Achetée en janvier 2006.
  • Writely : éditeur de traitement de texte, en ligne, acquis en mars 2006.
  • @Last Software : société éditrice du logiciel SketchUp acquise en mars 2006.
  • Neven Vision : Firme spécialisée dans le développement de logiciels de reconnaissance photographique acquise en août 2006.
  • YouTube : Site web de diffusion vidéo acquise en octobre 2006 pour 1,65 milliard de dollars.
  • JotSpot : Site hébergeur de wikis intelligents (comportant des pages de tableurs et d'agendas collaboratifs, etc.) pour les particuliers et les entreprises, acquis fin octobre 2006 pour un montant non encore révélé à cette date.
  • iRows Tableur en ligne du type Google Spreadsheets.
  • Endoxon Société de cartographie internet et de services mobile suisse. Achetée en décembre 2006.
  • Adscape Media : Société canadienne spécialisée dans l'insertion de publicités dans les jeux vidéo. Achetée en mars 2007 pour 23 millions de dollars.
  • Trendalyzer : logiciel de visualisation de données développé par la fondation GapMinder. Racheté en mars 2007 pour un montant non communiqué.
  • DoubleClick : Régie publicitaire, en avril 2007 pour 3,1 milliards de dollars.
  • FeedBurner : en mai 2007, Plateforme de gestion des flux RSS/Atom pour 100 millions de dollars.
  • Panoramio : en mai 2007, Société espagnole proposant des millions de photos liées à des emplacements géographiques.
  • GrandCentral : en juillet 2007.
  • Zingku : en septembre 2007, Plateforme de services mobiles.
  • Jaiku : en octobre 2007, Service d'envoi et de réception de courts messages via le web, la messagerie instantanée d'AOL et Yahoo et les téléphones mobiles.

Historique du moteur Google


Lancement du moteur de recherche

En 1996 Google, alors baptisé BackRub, est le nom d'un projet de recherche sur lequel travaillent deux étudiants de l'université Stanford : Larry Page et Sergey Brin. Leur projet concerne les moteurs de recherche. Ils imaginent qu'un moteur de recherche qui analyserait les relations entre les sites Web pourrait donner de meilleurs résultats que ceux donnés par les moteurs de recherche de l'époque, Altavista notamment.

Le nom de domaine google.com est enregistré le 15 septembre 1997.

Les deux étudiants recherchent des fonds pour créer leur entreprise. Google, ce nom a été proposé comme une blague au sujet de la quantité d’information que Google peut proposer. Ce nom vient du mot Gogol qui est en fait un nombre s’écrivant avec 1 et 100 zéros derrière. Après que ses fondateurs Sergey Brin et Larry Page ont présenté leur projet à des investisseurs, ils ont reçu un chèque sur lequel le chiffre Google était écrit… Andy Bechtolsheim, un des fondateurs de Sun Microsystems, leur offre 100 000 dollars, après avoir vu ce dont était capable leur moteur de recherche. Grâce notamment à leurs familles et amis, ils arriveront à réunir un million de dollars et pourront lancer la société Google Inc. le 7 septembre 1998. Leur premier bureau sera un garage à Menlo Park, comme c'est souvent la tradition dans la Silicon Valley. Au milieu de l'année 2001, Google ressemble à cela.

En février 1999, c'est 500 000 requêtes par jour que Google doit gérer, puis en août 3 millions. En mars, la société déménage à Palo Alto. Le moteur de recherche qui était jusque-là en version bêta, achève sa phase de test le 10 septembre.

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mercredi, septembre 26 2007

Achat de DoubleClick: Google cherche l'accord de l'Union européenne


Google a annoncé lundi avoir demandé à l'Union européenne son accord pour l'achat de la société de publicité en ligne DoubleClick, d'un montant de 3,1 milliards de dollars, a indiqué lundi une porte-parole de Google à l'AFP.

"Nous avons nous-mêmes demandé à la Commission européenne d'examiner la proposition d'achat, car nous croyons que c'est bon pour les utilisateurs et les publicitaires et que cela encourage la concurrence", a déclaré Emmanuelle Flahault-Franc.

Le célèbre moteur de recherche sur internet a donc déposé un dossier auprès de la Commission européenne pour lui demander d'approuver l'acquisition de DoubleClick.

Les défenseurs de la vie privée sur internet ont mis en garde contre le fait que la prise de contrôle de DoubleClick donnerait au géant californien un accès sans précédent aux données personnelles des utilisateurs du net dans le monde.

Les principaux concurrents de Google, Yahoo et Microsoft, ont exprimé les mêmes craintes et ont estimé que cela risquerait de fausser la concurrence.

DoubleClick suit plus de 80% des internautes par des cookies qui pistent les pages qu'ils regardent, afin de leur adresser des publicités ciblées en fonction de leurs intérêts, expliquent les associations.

De son côté Google, moteur de recherche le plus utilisé dans le monde, conserve de nombreuses données sur les internautes liées à leur adresse IP (adresse unique par ordinateur), sans les en avertir clairement, accusent-elles. Si ces données sont fusionnées, jamais une entreprise n'aura eu accès à autant de données privées, s'inquiètent les associations.

La Federal Trade Commission (FTC, autorité de concurrence américaine), saisie par des associations de défense des consommateurs, a demandé des "renseignements supplémentaires" au groupe internet Google à propos du rachat de DoubleClick, qui avait été annoncé le 13 avril.